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 64 - Behiako - 11-13 nov - 5pers T 48h

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Rwan
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MessageSujet: 64 - Behiako - 11-13 nov - 5pers T 48h   27.12.16 10:18

Marie - David - Remi - Adrien - Erwan


Compte rendu légérement romancé d'Adrien^^


VISITE AU BEHIAKO – 11-13/11/2016


Voici un récit d’une grande objectivité, rédigé de mémoire.

Jour 1. Descente au bivouac.
Nous arrivâmes (Erwan : conjugaison.com) sur site vers 14h, par un beau temps. J’ai cru entendre David se plaindre des 2 ou 3 goutes qui tombaient sur le chemin. Comme quoi même en vélo à Paris, en s’embourgeoise assez vite. Premier habillé, j’inspecte les lieux et lance la troupe vers le point de départ, point d’entrée du gouffre du Behiako. Marie, qui a fait le trajet aller dans la galerie de toit pour mauvaise conduite, est relâchée et s’enfuie. Finalement, elle reviendra en succombant au gout de mes crackers. Encore une fille facile. Revenons au gouffre, un grand classique connu de tous (de mémoire pour certains), mais un challenge pour deux vieux compères Président et ex-Président, tétanisés de peur de manquer de force sur le retour. Sous les directives et le leadership impressionnant d’Adrien, les premières cordes sont installées, la descente commença.

Le rythme de descente est imposé par le membre le plus lent, comme dit le proverbe « on ‘abandonne pas un vieux du GESA ». On soupçonne que cette règle a été créée par Jean-Laurent lors de son bref mandat, grand par sa fainéantise et petit selon d’autres angles. La force de chacun, c’est aussi de soutenir ses camarades en simulant sa faiblesse. J’ai donc installé un système astucieux de frein à main pour descendre au rythme de mes compères. L’opération est un vif succès, les autres membres pensent qu’ils progressent vite et sont immédiatement rassurés. Ha, ego quand tu nous tiens. On se souviendra d’Erwan, à moitié sourd et qui s’est perdu 4 ou 5 fois, sauvé encore une fois par votre dévoué serviteur qui a appris le langage des signes en un temps record. Quant à Rémi, qui a dû faire face à son ivresse des profondeurs, s’est fait suivre par David le redoutable. Cette technique astucieuse stimule l’instinct de survie de tout homme voulant garder sa virginité. Et pour faire avancer Rémi, on a mis de cheveux à Erwan, qui le précédait alors. L’inconvénient de cette méthode, c’est l’afflux de sang dans la partie basse de son corps gênant sa progression. Néanmoins, ça fait toujours un béquet supplémentaire à environ 1m de haut, utile pour passer les obstacles quand on fait 1m20. Ce qui m’amène curieusement à Marie, feintant d’être malade, en quête d’une excuse facile, avec sa voix enrouée, rappelait curieusement Rambo avec 1m et 70Kg en moins). De plus, sa voix rauque a mis en valeur celle de notre ténor à sa juste valeur (Rémi), chatouillant les aigus et brisant les concrétions les plus robustes (entre autres). Bilan de cette digression, trop de vélo ce n’est jamais bon pour les cacahouètes.
Arrivés au Bivouac autour de 19-20h, on s’est installé joyeusement dans la tente et l’abri laissé sur place. David, pour tentative d’agressions sexuelles brutales et répétées sur les membres de l’équipe, s’est retrouvé assigné dans la tente monoplace à l’écart du groupe. Cette punition, un vrai supplice pour lui, fut néanmoins pour le bien du groupe.

Nuit 1. Repas, exploration d’un siphon de sable et agitation sous les duvets.
Ensuite vint le temps du repas frugal, basé sur du lyophilisé arhumatisé, et les nombreux condiments que chacun avait secrètement emporté. Le diner fut chantant et l’ambiance était de mise, après tout 8h sous terre et -550m, David avait battu son TPST perso et Erwan sa profondeur jamais atteinte. Après les 8 coups de 20h, Erwan et Marie arrivent à l’heure du dodo. Ils se couchent sous les huées des autres membres membrés du groupe.
Malgré la lourde fatigue, la partie restante du groupe décide de profiter du temps que les êtres faibles passent à dormir pour aller tenter de la première. Il s’agissait de creuser un siphon de sable. Pendant que Rémi s’endormait et que David faisait des pâtés de sable, Adrien creusa avec hargne un tunnel de plusieurs mètres de long, à mains nues. Découragé par la faible contribution de ses deux partenaires, Adrien ne trouva la force de déplacer la dernière montagne de roche-mère et l’équipe repris son chemin vers le bivouac. Dommage, ce trou semblait prometteur, mais demande une réelle contribution et beaucoup de travail (soit 1h de travail en plus pour Adrien). De retour vers minuit, le groupe s’endormit.
La nuit fut cependant agitée, le groupe ne pouvait alors prévoir qu’il se réveillerait sans dessus-dessous. Enfin surtout sans dessous pour Rémi et David qui se sont offerts une nuit chaleureuse dans la tente monoplace. Ha, ces cris d’amour astucieusement couverts par le chant des flots. Que de poésie et d’exploration de milieux nouveaux. Et sans dessus pour Marie qui avait tenté une approche séduction vers Adrien dans le courant de la nuit. Adrien, fort de sa très longue expérience et sa grande résistance (malgré son long célibat), détourna le regard, peu intéressé. On notera la grande frustration toujours visible sur son visage au réveil. Par ailleurs, si elle avait regardé un peu plus bas, elle aurait pu découvrir Erwan, rampant silencieusement vers le sac de couchage d’Adrien. Ha ce Président, un homme dévoué à son secrétaire, c’est touchant. L’histoire se gardera de révéler plus de détails pour laisser l’imagination en décider autrement. NB1 : il ne reste plus de préservatifs maintenant. NB2 : par contre on a laissé pas mal d’objets sexuels pour les suivants.

Jour 2. Promenade dans la galerie des gours et au Colorado.
Après une nuit finalement assez fraiche, nous nous réveillâmes (Erwan : conjugaison.com) vers 7-8h du matin. David souligna qu’il n’avait pas eu froid cette nuit-là, surement une autre longue histoire que votre narrateur préféré n’a le temps de vous révéler. Déjeuner pour tous, et on se prépare pour une ballade de quelques heures en direction de la galerie des gours. La ballade fut difficile pour nos amis les maladroits qui s’embourbent. Une pensée également pour les nains de jardin qui sont obligés de traverses les flaques d’eau à la nage. Les gours sont pleins, Rémi filme avec une grande émotion avec sa gopro #2. La #1 ayant fini dans la figure de sa copine, et dire que ce mec nie être un violent. Bref, il se régale à enfin pouvoir filmer ces magnifiques réservoirs d’eau tout en se caressant. Moment touchant, surtout pour lui. Également, David ne peut s’empêcher de piquer une tête, encore une fois, l’histoire ne révélera pas l’horrible vérité liée à sa glissade humiliante. On notera d’ailleurs que malgré les 50cm de fond, Adrien accourra à sa rescousse, le sauvant probablement de la noyade. Ne t’inquiète pas David, les amis sont là pour te soutenir dans cette passe difficile de ta vie.
Le groupe retourne au bivouac vers 14h pour un repas toujours plus lyophilisé. Pour la digestion, rien de tel que la ballade en route vers la Colorado. Le chemin fut difficile pour nos amis à petites pattes, tels les rongeurs, les fourmis, les scarabées ou encore Marie ! Il faut noter la grande quantité de débris et de boue tout au long du périple. Tout le monde fut impressionné devant le bloc de pierre appelé « la péniche », à l’exception d’Adrien qui voit de telles dimensions à chaque fois qu’il prend sa douche. Les conduites forcées, à la clé de la promenade de l’après-midi furent un spectacle à te péter une rétine. Des tubes taillés dans la roche par la pression de l’eau, des coups de gouge d’une taille rarement vue… La rivière souterraine est également très belle. Erwan l’a appelé la Volga, on a gentiment acquiescé pour ne pas le vexer. On pense, sans le dire à haute voix, qu’il n’a jamais su lire une topographie. C’est probablement David qui lui a appris. Mais pas de problème, ils sont guidés sans le savoir par les fines suggestions d’Adrien, un important travail dans l’ombre et en toute discrétion. Le retour se fit tranquillement jusqu’au bivouac, arrivée vers 18h.

Nuit 2. Repas et repos.
Les heures ne signifient plus grand-chose à ce moment-là, les repères temporels classiques sont perdus. Le repas est rapidement pris, les dernières victuailles non nécessaires au retour sont consommées. Après le repas, les derniers préparatifs pour la remontée du lendemain sont effectués. Vers 20h, David se sent faible et va pour se coucher. Il semblerait que la flémingite de JL soit contagieuse après tout. Le groupe se résigne à rejoindre ses sacs de couchage à leur tour. Rapidement, le groupe s’endormit. Adrien, ayant à peine utilisé ses ressources, décide de partir discrètement en expédition. Un petit aller-retour à la surface pour une mise en jambe et garantir un bon sommeil. Quelques pierres dans les 3 kits qu’il trainait ont permis de rendre l’exercice intéressant. Sa grande modestie lui interdit de révéler cette aventure qui aurait pu humilier les autres membres du groupe.

Jour 3. Retour en surface.
Au petit matin (7h30), réveil dans la fraicheur, la température semble légèrement baisser dans la grotte pendant la nuit. En enfile les combinaisons froides et humides une dernière fois et on avale le petit déjeuner. On remballe tout, et on décolle. Deux heures de crapahut pour rejoindre la base des puits. Rémi se fait alors engager comme porteur de kits par Marie qui le paye en sourire. J’ose croire que ce n’est pas de l’amour, mais c’est forcément de l’idiotie. Une fois le matos bien dégueulassé, on enchaine sur les puits. Le groupe entame tranquillement sa remontée. Les puits sont nombreux mais ne présentent pas d’énormes difficultés, il faut juste encaisser l’effort. Adrien range son poncho dans sa combi, qu’il prend le temps de bien referme. David se moque de la bosse sur son torse, mais ne remarque pas que ce sont ses pectoraux qui sont imposants et non son poncho. Également, Adrien n’a pas besoin de respirer dans la remontée, il remonte tellement vite qu’il le fait en apnée. Marie la chochotte se fait délester dans la montée afin qu’on soit en surface dimanche et non lundi. On notera également que David a bien ramé dans le P72 et le p25. Adrien est descendu lui livrer une caisse d’olivettes pour le motiver à remonter. Avec tous ses encouragements, sa force lui est revenue et il arrive à sortir tant bien que mal (en fait Adrien l’a porté attaché à son kit). À la sortie (14h), avec un TPST de 48h, le groupe se change à côté du Tiguan du Président. Adrien partage gracieusement et chaleureusement ses peu de condiments qui lui restent à son équipe affaiblie. On retiendra qu’Adrien s’est sacrifié jusqu’au bout, de mémoire bien sûr.



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